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Rodney Ouellette

Institut atlantique de la recherche sur le cancer

Institut atlantique de la recherche sur le cancer

En tant que président et directeur scientifique fondateur de l'Institut atlantique de recherche sur le cancer (IARC), le Dr Rodney Ouellette joue un rôle clé dans le milieu en pleine expansion des sciences de la santé et de la recherche biomédicale au Nouveau-Brunswick.

Né en 1964 à Cap-Pelé, un petit village côtier du sud-est du Nouveau-Brunswick, Rodney Ouellette est attiré par les sciences dès son plus jeune âge. En 1988, il est déjà titulaire d'un baccalauréat et d'une maîtrise en biochimie de l'Université de Moncton. Il poursuit ses études à l'Université Laval où il obtient un doctorat en biologie moléculaire et cellulaire, ainsi qu'un doctorat en médecine. À l'automne 1996, il retourne à Moncton afin d'y effectuer sa résidence en médecine familiale.

« Il fallut peu de temps pour que des cliniciens d'ici s'intéressent aux progrès réalisés au chapitre des technologies moléculaires et à la façon dont ils pourraient améliorer les diagnostics et les soins aux patients atteints de cancer », affirme-t-il. « Ce défi conciliait ma formation médicale et ma formation en recherche. »

Un peu plus de deux ans plus tard, en décembre 1998, l'IARC ouvrait ses portes à titre de premier centre de recherche biomédicale en milieu hospitalier au Nouveau-Brunswick.

« Certaines personnes comme le Dr Louis-Marie Simard, Pierre LeBouthillier et Joey Caissie – les principaux administrateurs de l'hôpital à l'époque – comprenaient l'importance d'intégrer la recherche de classe mondiale aux exigences des soins médicaux tertiaires. Le moment était bien choisi », dit-il.

L'IARC a connu une croissance rapide. Sous la direction de Rodney Ouellette et de la directrice générale, Françoise Roy, l'institut compte aujourd'hui plus de 35 employés, dont 25 font de la recherche à temps plein.

« Nous sommes très conscients du rapport qui existe entre la découverte scientifique et la mise au point de meilleures solutions cliniques », explique-t-il. « Nous exploitons ces technologies afin de décortiquer les complexités des cellules cancéreuses et de présenter les résultats aux cliniciens aux fins d'essais et d'utilisation avec les patients. »

« L'IARC est dans une position idéale pour le faire, grâce aux partenariats que nous avons établis avec bon nombre d'universités et d'hôpitaux de la province. Cette collaboration contribue à la formation d'un groupe de recherche médicale dynamique au Nouveau- Brunswick », poursuit-il.

Certaines entreprises biomédicales privées, comme Soricimed Biopharma Inc., à Sackville, contribuent à la croissance du groupe. L'enthousiasme de Rodney est manifeste lorsqu'il présente sa vision du nouveau rôle du Nouveau-Brunswick comme centre d'excellence de pointe, un rôle de plus en plus important.

« ... il est de plus de plus facile de recruter les candidats les plus brilants pour faire partie de notre équipe de recherche. »

« Les gens ont toujours pensé que l'économie du Nouveau-Brunswick reposait uniquement sur la pêche, la foresterie et la culture de la pomme de terre », dit-il en souriant. « Aujourd'hui, ils se tournent vers l'économie du savoir. Les entreprises les plus prospères investissent dans la recherche et le développement, de même que dans l'innovation. »

Pour l'IARC, il s'avère crucial d'attirer de nouveaux investissements. Françoise Roy se consacre entièrement à la planification d'une campagne majeure visant à recueillir des fonds pour bâtir un nouveau centre de recherche qui permettra de tripler l'espace actuellement occupé par l'IARC.

« Le leadership communautaire de la province et du secteur privé est inestimable », souligne-t-elle. « Assomption Vie s'est avérée un donateur très important. Dooly's, une autre société du Nouveau- Brunswick, s'est engagée à contribuer à notre projet de recherche sur le cancer du sein en versant 100 000 $ par année pendant 10 ans. Il s'agit là d'engagements durables à l'égard de la croissance d'une économie axée sur le savoir. »

Des organisations nationales ont également apporté leur soutien. La Société canadienne du cancer a récemment annoncé deux nouvelles chaires de recherche affiliées à l'Université du Nouveau-Brunswick et à l'Université de Moncton, chaires qui se retrouveront à l'IARC.

« À notre connaissance, c'est la première fois qu'une oeuvre de bienfaisance canadienne du domaine de la santé investit autant dans la mise en valeur du potentiel de recherche au Nouveau-Brunswick », affirme Rodney Ouellette. « C'est ce qui explique pourquoi il est de plus en plus facile de recruter les candidats les plus brillants pour faire partie de notre équipe de recherche. »

« Notre courbe de croissance est exponentielle. Au cours des 12 premières années, l'équipe de l'IARC était composée de 25 chercheurs et de 10 ou 12 autres collaborateurs associés au milieu universitaire. Dans cinq ans, ce nombre devrait avoir franchi la barre des 70 personnes. »

« J'encourage les jeunes scientifiques à bâtir leur carrière chez nous », affirme-t-il. « Nous avons l'infrastructure et la vision, en plus d'une qualité de vie enviable. Chaque nouveau poste que nous affichons suscite l'intérêt de dizaines, voire de centaines de candidats qualifiés. La recherche en santé est un secteur en pleine croissance au Nouveau-Brunswick. »